La valeur de nos expériences.

Posted on mai 19, 2013

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Il arrive régulièrement dans le cadre des négociations en affaire de devoir défendre son travail. Cela n’a rien de négatif, au contraire. On peut ainsi s’expliquer sur son travail, ses valeurs, son point de vue.  Mais qu’en est-il, si cela vous arrive non pas avec un client mais avec un recruteur? Retour sur mon expérience récente.
« Votre candidature malgré tous les aspects positifs qu’elle présente, dénote plus d’un profil axé culture« .
Une phrase. Un électrochoc.
Ainsi, mon profil professionnel serait incompatible avec un autre secteur que celui de la culture? Les agences de recrutement préfèreraient que mon CV affiche fièrement une expérience dans le secteur BtoB ou BtoC?
Quel est le message sous-entendu derrière cette phrase?
J’ai travaillé dans la culture oui. Par passion et en retour, elle ne m’a rien apporté financièrement. Elle n’avait pas forcément les moyens de mes ambitions car elle n’avait pas de moyens tout court. Je ne lui en veux pas, elle m’a surtout permis de faire mes armes dans un milieu stimulant et de rencontrer des gens passionnants, mes amis. J’ai voulu m’en éloigner, et je le veux encore. Je veux bosser dans le privé. Je veux être rémunéré… tout simplement. Et surtout, je veux montrer que je peux car je sais ce que je fais et que je suis un professionnel dans mon domaine. Un professionnel de la culture? Oui, de celle de la gagne. Un professionnel de la communication et du marketing, plus précisément de la communication 2.0 et du web-marketing.
Alors, oui cette phrase m’a blessé, réellement, car j’ai pensé: « est-ce comme cela que me perçoive les recruteurs?« .
« Un type qui a sûrement été stagiaire pour un festival et devant bloguer des clips d’artistes en provenance de Youtube pour teaser sur la programmation à venir. Le bon gars, qui de toute façon a une audience courue d’avance parce que, soyons honnêtes, avoir de l’audience sur son site ou un réseau social quand on travaille pour un festival c’est comme avoir de l’acné quand on est ado, c’est pas automatique mais ça arrive dans la majorité des cas sans qu’on ait beaucoup  à travailler dessus » (high level of trolling).
So what? Doit-on forcément venir d’un certain secteur pour pouvoir travailler dedans? Ma foi, si je postulais comme dentiste, technicien aéronautique ou comme boucher, je pense qu’effectivement le dilemme se présenterait à moi. Mais en tant que community manager (qui à également travaillé dans l’hôtellerie, le social, l’agroalimentaire et… le culturel) je ne suis pas sûr que le secteur d’activité soit un problème si insurmontable que cela. Il est évident que je ne vais pas postuler à des annonces précisant qu’il faut avoir une connaissance poussée de la terminologie et des techniques liées au domaine d’activité. Mais il y a de fait, un large panel d’annonces et de postes qui sont susceptibles d’être abordés par une personne extérieure au secteur.
Ce qui m’amène donc aujourd’hui à rouvrir ComandNet après une longue période d’inactivité. Pour montrer mon expertise. Pour que l’on puisse y voir ma légitimité.
D’ailleurs celles-ci ont été dernièrement plusieurs fois mises à contribution puisqu’il y a 10 mois de cela on me proposait de mener un cours pour les Master Info Com sur la question des médias sociaux, j’ai été le co-créateur d’une agence de relations presses, je viens d’être contacté pour être jury sur la question du web-design en juin prochain et encore aujourd’hui, j’ai contribué à mettre en avant une problématique intéressante dans le cadre d’un cours universitaire sur les communautés connectées qui sera donc enseignée aux étudiants. Niveau expertise, il me semble dés lors que je sois un professionnel crédible, à même d’être consulté pour répondre aux problématiques mises en avant dans un cadre BtoB ou BtoC.
En tout cas, je suis ravi de reprendre la rédaction de ce blog et suis assez excité de discuter avec vous des problématiques de la communication sur Internet.Image
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Posted in: Communication