Du plagiat en communication (d’élève à directeur).

Posted on août 19, 2010

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Il est difficile de garder une vision tout à fait objective de son sujet et je m’étais promis dans la mesure du possible de bien garder cette objectivité en vue lors de la rédaction de chacun de mes billets. Toutefois ce cinquième article n’en possède pas la substance et ne le désire peut être pas.

Explication:

Le visuel que vous apercevez en tête d’article est un premier aperçu de la nouvelle campagne de communication d’une école privée de Rennes. Celle ci m’a accueilli en son enceinte pendant une année. Je n’en garde pas un souvenir impérissable mais étant quelqu’un d’appliqué et assidu je n’ai jamais rien trouvé à redire à mon école, allant jusqu’à la défendre auprès de mes camarades plus enclins à la critique populiste et bien souvent de mauvaise foi. Durant cette année de formation, le directeur en recherche d’idées nouvelles pour la campagne de la rentrée 2009 nous propose de créer nous même la dite campagne. Plusieurs concepts sont mis en avant et chacun présente son projet devant le directeur (deux pour être précis). L’un de ces deux concepts a été imaginé par moi même. Pas réellement créatif, celui ci me semblait toutefois avoir un potentiel d’impact important sur la cible concernée.

Je m’étais basé sur le détournement d’une campagne ancrée au plus profond chez les jeunes étudiants et encore plus lycéens (cible principal en devenir), celle de la marque de prêt à porter H&M.

Dans mon projet de détournement, l’acronyme de l’enseigne était remplacé par celui de l’école et le visuel était quasiment identique puisque en lieu et place du mannequin je pensais mettre des élèves de l’école en tenue décontractée (de style H&M) pour aller à contre courant des habituelles campagnes où les étudiants sont en costumes. Cet aspect décontracté devait mettre en avant le rapport de proximité entre l’étudiant et le corps enseignant. Le choix des étudiants de l’école devait souligner et affirmer l’identification des futurs inscrits à l’école. Le fond gris anthracite évoquait toutefois une certaine excellence, l’école formait à une possible élite.

Bilan de tout ça? Le directeur a eu peur que l’on identifie l’école à une formation artistique et que les parents (manne financière donc sujet très délicat) ne jugent l’école comme peu sérieuse. A l’époque j’ai pris note et accepté son opinion. Mais aujourd’hui quand je vois que le concept de sa campagne est exactement celui que j’ai proposé deux ans en arrière, j’ai une certaine amertume qui remonte le long de ma gorge.

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Posted in: Communication