Etudes secondaires et réseaux sociaux

Posted on août 5, 2010

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Avec un taux de pénétration de 96 % chez les 18-24 ans, les réseaux sociaux, et ce n’est un secret pour personne, sont devenus en l’espace de très peu de temps une plate-forme incontournable pour les échanges communautaires. Toutefois, alors que Rennes figure régulièrement au palmarès des dix villes étudiantes de France avec près de 60 000 étudiants, 2 universités, 25 écoles supérieures et qu’elle a acquis une position stratégique dans les télécommunications grâce à la présence de la 1re technopole européenne dans le domaine, l’enseignement supérieur semble trainer de la patte quant à l’utilisation des réseaux sociaux.

Je me suis basé sur l’utilisation de quatre d’entre eux, de par leur importance ou de leur accessibilité au monde professionnel (déterminant me semble t-il) et ce qu’il en ressort fait état d’un manque cruel de réactivité face aux nouveaux moyens de communication.

Ainsi, le compte Twitter de l’Université Rennes 2 est laissé à l’abandon depuis la fin de la période de grève. Le contenu des tweets lui même laisserait penser que les étudiants sont à l’origine du compte. Concernant une éventuelle présence sur Facebook, les seuls groupes et pages créés font état d’un rassemblement autour de celles et ceux de cursus précis, le groupe Université Rennes 2 ne rassemblant pas plus de 150 membres et la page communautaire 159 membres. Quid d’une véritable synergie qui, chapeautée par l’administration, permettrait de créer un profil réellement dynamique? Si l’on regarde l’Université de Rennes 1, celle ci a su générer une force de communication plus intéressante grâce entre autres à son  profil Twitter régulièrement mis à jour. Les présences sur LinkedIn et Viadéo continuent d’être timides (51% de professeurs et 13% d’étudiants). D’autre part, et je me permet un écart sur le sujet, le référencement de celle-ci la monte en tête de liste des recherches Google pour le terme « université ». Seul bémol à mettre en avant, l’inexistence d’une communauté étudiante rassemblée autour d’une page fan de l’université. Cette tendance à ne pas suffisamment développer sa présence mais également à ne pas attirer les étudiants tient en très peu de choses. Les universités n’ont pas réussi à créer une valeur ajoutée suffisante à leur page, 88% des élèves continuant d’aller chercher l’information directement sur les sites institutionnels (chiffres basés sur l’étude menée par l’agence C’est un signe).. Facebook s’est semble t-il éloigné de sa vocation première. L’heure n’est plus au « réseautage » estudiantin, on s’inscrit sur Facebook pour son apparent côté ludique, pour le partage. Or les universités ont loupé le coche, générant un déficit d’intérêt et d’attractivité qu’il est pourtant aisé de se réapproprier quand on voit la richesse de la vie étudiante et universitaire.

La présence sur les réseaux sociaux dits professionnels comme Viadéo et LinkedIn est là encore maladroite. Chaque membre à la possibilité de renseigner son parcours scolaire et universitaire. Cela permet ainsi de créer une communauté d’anciens élèves ou actuels qui élargit le champ des possibilités quant à de possibles prospections ou mises en relation pour une demande de conseils. La recherche d’anciens camarades ou même d’autres diplômés est  tellement naturelle grâce aux recherches sémantiques, qu’il pourrait paraître superflu de rejoindre un groupe d’intérêt managé par une université. Toutefois, deux facteurs de création de groupes me semblent essentiels sur ces deux réseaux. Premièrement, les réseaux constituent un formidable vivier d’opportunités pour l’étudiant comme pour le professionnel. A chacun de mettre en valeur son profil ou son activité de façon à faciliter ensuite la mise en relation pour une période de stage ou de fin de stage. Il est donc du devoir des universités d’offrir à ses étudiants, l’accès à ces sites via de réelles formations (et non pas celles qui leurs sont livrées, véritables caches misère) sur l’utilité et l’utilisation des réseaux professionnels. Deuxièmement, à l’heure où les universités sont critiquées par rapport à leur manque d’ouverture sur le monde professionnel, il me semble aberrant de ne pas recourir à l’utilisation des réseaux sociaux pour mettre en valeur les cursus proposés mais également et surtout les aptitudes de leurs élèves à intégrer brillamment et au plus vite le monde du travail.

En complément de cet article, une étude réalisée par l’agence C’est un signe.

Etude à télécharger: 71signe_etude_reseaux_sociaux (pdf)

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Posted in: Communication